AMIANTE
Les nouvelles dispositions concernant l'amiante
AMIANTE
- CONTRAT DE VENTE
(décret du 3.5.02 : JO du 5.5.02)
Un état(*) mentionnant
la présence, ou le cas échéant l'absence de matériaux
ou produits de construction contenant de l'amiante doit être annexé
à toute promesse unilatérale de vente ou d'achat et à tout
contrat réalisant ou constatant la vente de certains immeubles bâtis.
En l'absence de l'état relatif à l'amiante annexé au contrat,
le vendeur (non professionnel) ne peut s'exonérer de la garantie des
vices cachés constitués par la présence d'amiante (loi
SRU du 13.12.00 : art. 176 / Code de la santé publique : art. L. 1134-7).
Le texte réglementaire nécessaire à l'application de cette
disposition est paru le 5.5.02 (décret du 3.5.02). Son entrée
en vigueur est fixée au 1.9.02.
(*) Le décret du 3.5.02 parle de constat là où la loi parle d'état. Pour simplifier la lecture de cette question réponse, nous employons systématiquement le terme "constat".
IMMEUBLES CONCERNES
Il s'agit des immeubles
bâtis dont le permis de construire a été délivré
avant le 1er juillet 1997, qu'ils appartiennent à des personnes privées
ou publiques.
Alors qu'ils ne sont pas obligés de rechercher l'amiante dans les flocages,
calorifugeages et les faux plafonds, les propriétaires de maisons individuelles
sont concernés par cette disposition. De même, les propriétaires
d'immeubles en copropriété y sont soumis tant pour les parties
communes que pour les parties privatives.
Obligations
Les obligations
du propriétaire résultent du décret n° 96-97 du 7.02.1996
modifié par le décret n° 97-855 du 12.09.1997, relatif à
la protection de la population contre les risques sanitaires liés à
une exposition à l'amiante dans les immeubles bâtis collectifs,
qui appartiennent à des personnes privées ou à des personnes
publiques (maisons individuelles exclues).
Le propriétaire doit rechercher pour tout immeuble :
Ce décret
impose à tout propriétaire des délais de recherche et de
diagnostic (avant l'exécution d'éventuels travaux).
Dates limites d'application :
Etablissements
|
|||
| Immeubles
bâtis |
scolaires facultés crèches |
sanitaires sociaux bureaux prisons |
Autres immeubles bâtis |
| avant
1950 |
01.01.1998 |
30.06.1998 |
31.12.1999
|
de
1950 à 1980 |
01.01.1997 |
30.06.1997 |
31.12.1999
|
| 01.01.1980 à 28.07.1996 |
01.01.1999 |
30.06.1999 |
31.12.1999
|
| uniquement
calorifugeages |
|||
avant
le 01.07.1997 |
31.12.1999 |
faux-plafonds
|
|
Le propriétaire doit faire systématiquement appel à un technicien de la construction qualifié, soit:
un contrôleur
technique agréé (A1), ou
un technicien de la construction ayant contracté une assurance professionnelle
pour ce type de mission.
Seul, un des techniciens précités peut attester de la présence
ou non de flocages, de calorifugeages ou de faux-plafonds et, le cas échéant,
de la présence ou non d'amiante dans ces matériaux.
En cas de présence de flocages, de calorifugeages ou de faux-plafonds, et si un doute subsiste sur la présence d'amiante, le propriétaire doit faire effectuer un ou des prélèvements représentatifs par le technicien de la construction qualifié. Ce ou ces prélèvements font l'objet d'une analyse qualitative par un organisme compétent en microscopie optique, en lumière polarisée ou en microscopie électronique à transmission qui vérifiera la présence d'amiante dans le matériau.
En cas de présence de flocages, de calorifugeages ou de faux-plafonds contenant de l'amiante, le propriétaire doit faire appel à un techniciende la construction qualifié qui vérifie leur état de conservation. Celui-ci remplit une grille d'évaluation réglementaire qui tient compte de:
l'accessibilité
du matériau
son degré de dégradation
son exposition à des choces et à des vibrations
des mouvements d'air dans le local.