TERMITES
Vente d'un
immeuble dans les zones délimitées (loi du 8.6.99 : art. 8 / décret
du 3.7.00 : art. 6)
L'exonération de la garantie pour vice caché en cas d'annexion
d'un état parasitaire.
Lors de la vente d'un immeuble et conformément aux dispositions du Code
civil portant sur la garantie des défauts de la chose vendue, le contrat
de vente peut contenir des clauses particulières exonérant le
vendeur non professionnel de la garantie des vices cachés (Code civil
: art. 1643).
Dans les zones délimitées par arrêté préfectoral,
pour pouvoir s'exonérer de la garantie pour vice caché, constitué
par la présence de termites, le vendeur non-professionnel d'un immeuble
bâti situé dans une zone délimitée par un arrêté
préfectoral, doit annexer un état parasitaire du bâtiment
à l'acte authentique constatant la réalisation de la vente.
Cette rédaction de la loi ne remet toutefois pas en cause la jurisprudence constante qui, sur le fondement de l'article 1643 du Code civil, n'accepte pas que la clause d'exonération puisse jouer en faveur du vendeur professionnel, puisqu'il est présumé connaître les défauts cachés de la chose vendue.
Le but est de donner à l'acquéreur d'un bien situé en zone contaminée une information complète et précise sur l'état réel de celui-ci.
L'état
parasitaire
Il doit avoir été établi depuis moins de trois mois à
la date de l'acte authentique.
L'état parasitaire identifie l'immeuble concerné, indique les
parties visitées et celles n'ayant pu être visitées, les
éléments infestés ou ayant été infestés
par la présence de termites et ceux qui ne le sont pas, ainsi que la
date de son établissement.
L'état
parasitaire est établi conformément au modèle défini
par arrêté du ministre chargé de la Construction et de l'Habitation.
Il est aussi utilisé pour justifier de la recherche de termites dans
les secteurs de lutte délimités par le conseil municipal. Il peut
aussi accompagner à titre facultatif la déclaration en mairie
de la présence de termites.
Qui peut
réaliser un état parasitaire ?
La loi pose le principe de l'indépendance totale entre les fonctions
d'expertise et de diagnostic et les activités de traitement à
titre préventif, curatif ou d'entretien contre les termites sans aller
jusqu'à la certification.
Des certifications ont cependant été développées
par les professionnels pour le traitement (CTBA - QUALIBAT?).